Syndicat CGT des Personnels Administratifs, de la Culture et de Service de la ville de Paris.
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Et si nous aussi on se mettait DEBOUT !

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Jeudi, 21 Avril, 2016 - 12
Tract Adm 2804

Partout à la Ville, la logique est la même. « Modernisation », « synergies », et autres mots merveilleux, sont devenus des leitmotivs municipaux
En réalité l’ensemble des mesures prises par la Ville ne sont là que pour cacher la misère.
La Ville parle d’économies, de réorganisations pour le bien des usagers et du service public.

Notre réalité est bien différente.

Toujours faire plus…

En 2016, la Ville continue de supprimer des postes : 100 postes d’adjoints administratifs en moins.
Ce rythme de suppressions est constant depuis 2009 : 4401 adjoints administratifs en 2009, 3730 en 2016 soit – 15%

Il y a toujours autant, voir plus, de travail et nous sommes toujours moins nombreux pour le faire.

C’est ce qui entraine aussi l’augmentation de la souffrance au travail pour nous tous.

Dans les EPHAD, la Ville tente d’imposer des changements de rythmes de travail : elle veut imposer des journées de travail raccourcies pour empêcher les agents de cumuler des RTT… Tout en gardant constante la charge de travail d’une journée.

On assiste aujourd’hui à des réorganisations à tout va qui transfèrent des tâches d’un service à l’autre sans en transférer les effectifs.

L’ensemble de ces mesures montrent l’objectif réel de la Ville : nous faire travailler plus.

Se faire balader plus…

Parmi les nombreuses réorganisations, beaucoup imposent aux agents une mobilité imposée non souhaitée (ajoutée aux suppressions de poste). C’est le cas pour les fusions à la DPA ou la réorganisation des services informatiques de la DSTI.

Le projet de déménagement des agents du Quai de la Râpée (DPA, DILT et DFA) vers la ZAC Bédier – Porte d’Ivry en bordure du périphérique est un exemple de déménagement forcé qui n’a pour seul objectif que de réaliser une opération immobilière juteuse.

Aujourd’hui, en tant que salarié(e)s de la Ville, nous sommes de fait soumis à une mobilité forcée source de souffrance au travail !

S’adapter plus…

De nombreuses autres mesures prises par la Ville, visent aussi un autre objectif : l’adaptation des salariés aux besoins de l’employeur au mépris de notre santé, de nos droits, etc…

A la DFA, la direction réorganise le travail : en période d’activité normale, lorsque la direction jugera que la présence de tous les agents n’est pas nécessaire, ils seront renvoyés chez eux à la mi-journée.
Par contre, sur certaines périodes spécifiques d’activité intensive, ces mêmes agents seront contraints de récupérer les heures non travaillées en période normale.
C’est une organisation du travail mise en place par la Ville destinée à imposer la flexibilité. L’annualisation du temps de travail sera imposée aux agents selon le bon vouloir de l’employeur… Comme le faisait PSA à l’usine d’Aulnay, 3 semaines de chômage partiels suivi de semaines avec travail imposé le samedi…

Dans les mairies d’arrondissement, la DDCT tente aussi d’imposer aux ALG de nouveaux rythmes de travail. Il s’agit de les contraindre à une plus grande flexibilité tout en ne leur payant plus d’heures supplémentaires.

Encore une fois, l’administration demande aux agents de s’adapter au nom du «Service Public». Alors qu’en réalité, les seuls buts sont de répondre aux besoins des élu(e)s et d’augmenter la flexibilité et la productivité.

Des choix politiques de la Ville

La Ville justifie toutes ses réformes par l’amélioration du service public rendu aux Parisiens.

En réalité il s’agit de choix conscients qui n’ont pour but, ni d’offrir un meilleur service public, ni même de faire des économies.

En effet, dans le même temps où nous assistons à la réduction des effectifs d’adjoints administratifs (cat.C) depuis 2009, le nombre d’attaché (cat.A) n’a cessé d’augmenter :  844 en 2009, 1621 en 2016 soit +50% !

Cela correspond à une débauche de moyens que la Ville n’hésite pas à déployer pour faire de la Com’ alors que dans les services les besoins en terme d’agents sont criants.

En jouant sur les horaires, les effectifs et les réorganisations, il devient clair que la stratégie de la Ville est l’intensification du travail, la mobilité et la flexibilité imposées aux salarié(e)s.
Les réformes de Grand Paris et le décret PPCR ne vont qu’aggraver la situation pour nous.

A la Ville de Paris, nous constatons clairement la même volonté que celle du gouvernement avec sa loi Travail :

nous faire travailler plus sans gagner plus !

La seule réponse : debout pour plus de luttes !

Aujourd’hui, dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail, nous, salarié(e)s du public, avons, nous aussi, tout intérêt à revendiquer et à manifester. Nos luttes sont légitimes, elles sont les mêmes dans le public et dans le privé. Relever la tête et se mettre debout pour défendre le service public, cela participe également au combat contre les politiques de régression sociale que nos dirigeants veulent nous imposer.

Il n’existe pas 36 façons de faire comprendre que nous ne nous résignons pas.
Des salarié(e)s qui relèvent la tête, qui s’organisent entre eux pour discuter, agir, se mettre en grève et qui montrent aussi leur force collective dans les manifestations massives cela reste la seule façon efficace de nous faire comprendre !

Grève et manifestation
le jeudi 28 avril  14h
Place Denfert-Rochereau vers Place de la Nation

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