UGICT-CGT Syndicat des Cadres et Techniciens Parisiens des Services Publics Territoriaux
2eme étage Bureau 217 Bourse du Travail 3, rue du Château d'eau - 75010 Paris.
Tel : 01 44 52 77 13
Fax : 01 44 52 77 29
Actualités par années :

Syndicat des Cadres & Techniciens parisiens : Soutien aux cheminots en grève !

Mercredi, 18 Juin, 2014 - 20
Soutien aux cheminots en grève !

Manifestation interprofessionnelle

ce jeudi 19 juin à 11h30 : Montparnasse - Invalides

Question : Le projet de réforme ferroviaire prévoit-il de réunifier la SNCF ?

Réponse : NON

Contrairement à ce que l’on peut lire dans certains médias, et encore hier matin dans un journal gratuit : le projet « prévoit de fusionner la SNCF et son gestionnaire de réseau (RFF) ». C’est FAUX !

En effet, le gouvernement prétend réunifier les deux entreprises séparées en 1997, la SNCF et Réseau Ferré de France (RFF), en en créant une troisième : le « groupe SNCF ». Au lieu de deux structures ayant chacune leur propre conseil d’administration et leurs propres institutions représentatives du personnel, il y en aurait donc trois. Bel exemple d’unification !

En réalité, ces deux entités seraient redécoupées en trois EPIC [1], qui auraient donc chacun un conseil d’administration, et gèrerait les recrutements de manière indépendante.

C’est en quelque sorte multiplier les structures, sans financement supplémentaire.
C’est l’éclatement de la SNCF, l’organisation de la désorganisation !

Q : Quel est alors le but de cette réforme ?

R : La privatisation

De plus, la création du groupe et la filialisation de la SNCF et de RFF – puis leur transformation, à terme, en Sociétés Anonymes (comme pour La Poste) – ouvrent la voie à un démembrement total du service public du transport ferroviaire. Il suffira de couper la tête pour que les membres se disloquent.

Pas dupe non plus, le patronat français voit là une occasion de s’emparer d’un marché juteux en détruisant le service public. Il l’a d’ailleurs fait savoir par la voix d’un de ses représentants, le député UMP Dominique Bussereau, qui a déclaré dans « La vie du rail » : « Lorsque nous reviendrons au pouvoir, il sera très aisé de faire disparaître l’EPIC [1] de Tête pour éclater définitivement le système comme nous le souhaitons ». La droite a au moins le mérite d’annoncer plus clairement la couleur que le Parti « Socialiste » !

Ce projet prépare en réalité l’ouverture à la concurrence privée d’ici à 2019. C’est donc la préparation de la privatisation de la SNCF (voulue par Bruxelles), privatisation qui se traduirait par des économies supplémentaires (on pense en particulier à la maintenance, et donc des problèmes supplémentaires sur le réseau), par des augmentations de tarifs pour les usagers, et par des fermetures de lignes dites « non rentables », pourtant utiles à l’ensemble de la population.

Il signifierait  la négociation d'une convention collective en lieu et place de l'organisation du travail à la SNCF sans aucune garantie quant à son contenu. Donc la disparition du statut des cheminots.

[1]  « Etablissement Public Industriel et Commercial », une entreprise publique gérée comme une entreprise privée

Q : Les cheminots : des privilégiés ?

R : NON

Les cheminots, contrairement à la campagne médiatique importante déployée, ne sont pas des privilégiés.

Par exemple, la célèbre « prime au charbon » n’existe plus depuis les années 70 et la disparition des locomotives à charbon.

Selon Lemonde.fr : « Le cheminot part certes à la retraite à 50 ou 55 ans, mais il cotise davantage que la moyenne des salariés (7,85 % de cotisations contre 6,65 % pour le salarié du régime général).» Quant à la « prime d'absence de prime, elle n'existe pas non plus. »

Q : Faut-il soutenir le mouvement de grève des cheminots ?

R : OUI

La réforme ferroviaire ressemble étrangement à la réforme territoriale qui vise à supprimer les départements, et remettre en cause le service public, en supprimant des milliers d’emplois de fonctionnaires. Elle ressemble également au projet de réorganisation/fusion de service voulu par la nouvelle municipalité, qui se place dans le cadre du Pacte de Responsabilité et de la casse des services publics, en préparant la mise en place de la Métropole du Grand Paris.

La mobilisation des cheminots est déterminée. Le gouvernement a même cherché à interdire le rassemblement aux Invalides qui a eu lieu ce mardi. Il n’a finalement pas pu le faire, face à la détermination des cheminots.

La mobilisation des cheminots rejoint en réalité la mobilisation des personnels parisiens, des agents des bibliothèques, des crèches. Cette mobilisation vise à défendre le service public, et à s’opposer à une politique d’austérité. Cette politique, menée par le gouvernement, a pourtant déjà été rejeté lors des deux dernières élections. Faut-il que tous les employés, fonctionnaires, cheminots, fassent grève et manifestent pour que le gouvernement Hollande-Valls nous entendent ? C’est une question que nous sommes en droit  de nous poser.

Pour sa part, le Syndicat CGT des Cadres et Techniciens reprend à son compte la motion de soutien de l’Union Départementale CGT Paris aux cheminots en grève (document joint), fera grève et manifestera le jeudi 26 juin prochain lors de la journée interprofessionnelle de grève et de manifestation, mais participera également à toutes initiatives, à commencer par celle de ce jeudi 19 juin, à 11h30, qui aura pour parcours Montparnasse-Invalides.

Les cheminots ont raison :

  • Défense des services publics, des statuts, des emplois !

  • Retrait de la réforme ferroviaire !

  • Retrait de la réforme territoriale ! Abrogation de la loi MAPTAM !
    Non à la Métropole du Grand Paris ! 

  • Retrait du Pacte de Responsabilité !

Lien sur fichier en PDF : 
Texte similaire ou de reference :