UGICT-CGT Syndicat des Cadres et Techniciens Parisiens des Services Publics Territoriaux
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Actualités par années :

Hidalgo, ta réforme de l’administration parisienne, on n’en veut pas !

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Mardi, 17 Juin, 2014 - 22
26 juin Journée nationale d'action interprofessionnelle

Dans la feuille de route qu’elle a adressée à l’adjoint au maire chargé des Ressources humaines, des services publics et de la modernisation de l’administration, la nouvelle maire explique « Dans un contexte budgétaire difficile, la maîtrise de la masse salariale et des emplois est un enjeu prioritaire pour l’ensemble de la mandature.».
La nouvelle municipalité, à peine élue, a donc décidé de mettre en oeuvre, à marche forcée, la première partie d’une réforme visant notamment à réduire le nombre de directions de 27 à 20. Dans le même temps, il s’agit aussi de faire entrer en mobilité forcée un grand nombre d’agents.

Les agents sont inquiets et ils ont raison. 
On connait, en effet, comment se sont traduites dans les faits les précédentes réorganisations à la Ville : par la mutualisation de services, l’administration réduit les moyens techniques et humains, pour réaliser des « économies ». Non remplacement des départs en retraite, suppression de postes ou non renouvellement de non titulaires, réduction des effectifs… l’avenir sera ce que nous connaissons déjà, en pire : une accélération en profondeur de la remise en cause du service public, de la souffrance au travail pour les collègues qui n’arrivent plus à assurer dans de bonnes conditions leur mission de service public. Cependant, les agents et la CGT se mobilisent en se réunissant en réunion d’information syndicale (le 20 juin pour la DPVI/DUCT/SGCP/DPMC ; le 23 pour la DPA…), en portant des actions, en interpellant la Mairie de Paris sur ces choix :

Retour sur des réorganisations déjà en cours :

A la Direction du Patrimoine et de l’Architecture (DPA), la fonction bâtiment a permis de supprimer des postes par des tours de passe-passe. Sur plus de 96 postes
transférés de la Direction des Espaces Verts et de l’Eau (DEVE) à la DPA, seulement 56 agents mutaient de la DEVE à la DPA et les postes non pourvus à l’époque le sont restés des mois durant. Or la ville annonce encore de nouvelles réorganisations : à la Section du Génie Civil et des Aménagements Intérieurs (STEGCAI) par exemple, avec l’abandon du site d’Aubervilliers et l’éclatement des agents y travaillant, mais aussi la diminution du nombre de Section Locale d’Architecture (SLA) conduisant de fait à éloigner ces structures censées être « locales », des établissements sur lesquels elles travaillent. C’est donc une nouvelle fois une dégradation de nos conditions de travail qui est visée, et une dégradation du service public. Par ailleurs, l’objectif ici encore, est bien de réaliser des « économies » par la diminution des locaux de la Ville, et par la mutualisation des effectifs, conduisant en définitive àles diminuer.

A la Direction de l’Action Sociale de l’Enfance et à la Santé (DASES) : une volonté clairement affichée de ne garder que des fonctions administratives, et externaliser, voire de fermer des services réalisant des missions « techniques » : exemple : les labos avec la fermeture du Centre De Recherche D’expertise et De Contrôle des Eaux De Paris (CRECEP), de Saint Marcel (analyse médicale). Les laboratoires d’étude des particules inhalées (LEPI) et laboratoire d’hygiène de laVille de Paris (LHVP), seuls restants au BSEH (Bureau de la Santé Environnementale et de l’Hygiène) de la DASES qui sont certainement concernés par les transferts à la métropole : quel devenir pour eux : externalisation des analyses ? Création d’un pôle environnement santé d’expertise : sous quel statut (privé, public ?) et où ça ?

Alors que la CGT demande davantage d’effectifs pour permettre aux Espaces Insertion (EI) et aux Cellules d’appui pour l’insertion (CAPI) de mieux répondre aux allocataires du RSA en cette période de crise économique, c’est par la mutualisation des EI/Capi et des déménagements que la Ville répond ! ... et donc accroit souffrance au travail et rend impossible de bien faire son travail auprès des parisiens précaires.

Quelle peut-être la raison d’un tel empressement de la part de la municipalité, si ce n’est qu’il faut satisfaire aux exigences de réduction de 11 milliards d’€ du Pacte de Responsabilité et d’austérité contre les collectivités territoriales ? Qu’est-ce qui explique cette volonté de passer à marche forcée, si ce n’est qu’il faut préparer la mise en oeuvre de la Métropole du Grand Paris ? D’ailleurs, la réforme territoriale voulue par le gouvernement, doit se traduire par la suppression de dizaines de milliers d’emplois pour les conseils généraux, la réduction de 22 à 14 Régions dès 2015. C’est contre toute cette politique d’austérité qu’une journée nationale d’actions public-privé est annoncée le 26 juin.

Zoom sur les nouvelles restructurations estivales !!! :

Fusion Direction des Achats (DA)-Direction des Finances (DF) : Malgré les promesses de ne pas toucher aux effectifs et aux non titulaires, il est clair que les métiers des collègues vont évoluer, en leur demandant notamment de glisser vers de la « poly compétence», terme à la mode à la Mairie de Paris. Cette notion de poly compétence a comme effet de créer un climat de compétition entre collègues, générateur de risques psychosociaux que la CGT ne peut cautionner.

Direction à la Politique de la Ville et à l’intégration(DPVI) - Direction des Usagers, des Citoyens et des Territoires (DUCT) - Le Secrétariat Général du Conseil de Paris (SGCP) - Délégation à Paris Métropole et aux Coopérations interterritoriales (DPMC) :

Même si sur le papier (les textes présentés au comité technique paritaire CTP du 25 juin), la Ville insiste sur le peu de changement opéré et sur l’intégrité conservée de chaque entité, la CGT a entendu, en rendez-vous bilatéral avec l’administration, que : au lieu de renforcer les équipes déjà en sous effectifs (DPVI ; fonction formation, fonction bâtiment ; prévention des risques psycho sociaux de la DUCT et de la DPVI, Maison des associations, pôle démocratie locale, mairie d’arrondissement…) la Ville choisit plutôt de « faire des synergies et de mutualiser » les fonctions supportsvoir d’autres activités.
On l’aura compris : au début, peu de déménagement et des évolutions à la marge mais ensuite tout reste envisagé : la ville parle par exemple, de regrouper à terme des équipes dans des locaux afin de « lutter contre les structures isolées ». La ville fait aussi du chantage en prétextant que: mieux vaut regrouper des équipes dans les mêmes locaux que réduire la masse salariale :
La CGT prend note que la ville veut remettre en cause du service public de proximité, faire des économies par cette réforme avec ses conséquences en terme de dégradation des conditions de travail sans compter les craintes de non renouvellement de contrats en lien aussi avec la réductiondes quartiers «prioritaires de la politique de la ville »

Le service de l’apprentissage, des stages et des contratsaidés (Sasca) de la direction du développement économique, de l’emploi et de l’enseignement supérieur (DDEEES) va être transféré à la Direction des Ressources Humaines (DRH). On a espéré un accueil et un accompagnement optimal des collègues en contrats aidés. Or, aucun projet concret n’est apporté par la DRH à ce sujet. On peut donc avoir les plus grandes inquiétudes sur l’objectif réel de cette réorganisation. D’ailleurs, sur le papier, rien ne semble changer non plus ! : Dans le document du CTP du 23 juin, on peut lire : «Dans un premier temps, ce rattachement à la DRH n’aura pas d’impact sur les conditions de travail des agents puisque le SASCA va demeurer sur son actuelle implantation. Dans un second temps, après la mise en place effective des nouvelles structures, il sera procédé à un accompagnement des suites de la réforme à travers la mise en place des processus de travail adaptés au nouveau schéma d’organisation »…

A la Délégation Générale à l’Événementiel et au Protocole (DGEP), une fusion avec la Direction de la Communication (DICOM) est envisagée. Les agents s’interrogent et s’inquiètent sur cette fusion pour laquelle les informations communiquées restent floues.

On l’aura compris, la Ville veut faire croire avec un premier temps de réforme présenté en CTP/CHS que presque rien ne va changer. Et cependant, elle prépare déjà d’autres évolutions, des nouvelles réorganisations de métiers, d’emplois et de locaux dans ces directions et sûrement auprès d’autres services dans un 2ème temps de la réforme. La course à l’immobilier est aussi ouverte pour « réduire les coûts de fonctionnement de chaque entité.» Mais à quel prix de la qualité et des conditions de travail ?
La CGT ne peut cautionner dans ces conditions une telle réforme
: Toutes ces réorganisations se traduiront par la dégradation de nos conditions de travail, de nos missions de service public, et par la dégradation du service rendu aux parisien-nes.

Condamnons ces politiques d’austérité, pourtant rejetées massivement au vu des résultats des élections européennes, la CGT appelle jeudi 26 juin à :

1 - Une Assemblée Générale des agents qui n’en peuvent plus d’être restructurés !
Retrouvons-nous à 9h30 à la Bourse du Travail - Salle Eugène VARLIN - 3 rue du Château d'Eau - 75010 - Métro République

2 - Faire grève pour :

• De meilleures conditions de travail, la défense des services publics et du statut, pour des effectifs supplémentaires et la dé précarisation

• Bloquer les projets de réorganisations en cours à la ville de Paris, la mise en oeuvre de la Métropole du Grand Paris et la réforme territoriale et abrogation de la loi MAPAM

• Pour le dégel du point d’indice ! Retrait du Pacte de Responsabilité !

Un préavis de grève est déposé par le syndicat CGT des Cadres et Techniciens Parisiens et par le syndicat CGT des Personnels Administratifs et de Service de 1 h à 24 heures, voir en pièce jointe.

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