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PARIS -MUSÉES, ALERTE AUX JAUNES! À QUOI JOUE LA DIRECTION? À QUOI JOUE L'UNSA?

Mercredi, 23 Mai, 2018 - 08
PARIS -MUSÉES : ALERTE AUX JAUNES !  À QUOI JOUE LA DIRECTION ? À QUOI JOUE L'UNSA ?

PARIS -MUSÉES : ALERTE AUX JAUNES !


À QUOI JOUE LA DIRECTION ? À QUOI JOUE L'UNSA ?

 


« Qui ne réfléchit pas et méprise l’ennemi sera vaincu. » Sun Tzu, L’art de la guerre

 

Histoire d’un scénario écrit d’avance

 

Puisque ceux-ci ont décidé de pourrir la grève des agents des Catacombes, en lutte pour un effectif à même

d’assurer la sécurité du public et la prise en compte dans leur rémunération de la pénibilité comme des rythmes

de travail, nous avons pris la décision de spoiler le scénario qu’ils avaient concocté.

 

Le rappel des faits …

 

Approchés par les agents des catacombes, l’UNSA qui était alors majoritaire sur le site en nombre

d’adhérent, n’a pas souhaité répondre à leur demande de déclencher une grève pour obtenir satisfaction

sur leur revendication, préférant « le dialogue », avec les résultats que l’on sait. La CGT et SUD ont en

revanche décidé d’unir leurs forces, en ralliant les agents de la Crypte au mouvement. Loin de toute

démarche électorale, ils décidaient de s’engager dans un combat avec la direction jusqu’à obtention des

moyens requis par les agents. La grève fut générale (100 % de la surveillance), la surprise fut totale.

 

La grève commença le 3 mai, de bon matin, et dès le 4, avant toute apparition de la direction, les

représentant de l’UNSA sont passés sur le piquet de grève, non pas pour le soutenir, mais pour

demander aux agents d’arrêter leur mouvement et de casser la dynamique entreprise, promettant un

mouvement ultérieur porté par la seule UNSA, seulement accompagnée de son arrogance.

Devant le refus des grévistes de se prêter à leurs manigances, cette organisation s’est lancée dans la

diffusion d’un préavis de grève hasardeux (sur une seule journée) sans avoir été mandaté par aucune

assemblée. Suite à une négociation en catimini avec la direction, l’UNSA déclarait la fin du conflit, ayant

obtenu … une réunion de travail ! (sic) … quelle victoire éclatante.

 

Il convient de rappeler ici le précédent du musée Bourdelle, en grève une journée le 29 juin 2017. Le conflit

fût ajourné contre la promesse d’une réunion de travail, à laquelle les grévistes n’ont pas assisté. La

réponse de la directrice générale, interrogée le 18 octobre 2017 par la CGT sur les avancées en cours, n’a

pas convaincu les agents, c’est le moins que l’on puisse dire. Celles et ceux-ci ont de la mémoire, et les

grévistes ne cèderont pas aux chants des sirènes, ils veulent des réponses concrètes et immédiates.

 

Réunis avec la CGT sur l’intersyndicale du Petit Palais, flairant également le traquenard tendu avec la

complicité de ceux qui ont été gratifié d’importantes promotions récentes, les syndicats SUPAP et FO ont

décidé de se joindre à l’intersyndicale globale, et de soutenir le mouvement des catacombes.

 

… quand l’UNSA récupère le fruit d’une grève qu’elle a combattu …



Malgré des revendications claires, un cadre de sortie de crise limpide et démocratique adopté par les

grévistes en assemblée générale, la direction s’obstine à faire rentrer l’UNSA dans la danse des

pourparlers. Mais nous les avons vus venir avec leurs gros sabots.

 

La stratégie est simple :



1. la direction va proposer des solutions inférieures aux revendications des grévistes soutenus par

l’intersyndicale, qui seront par conséquent rejetées ;

2. l’UNSA va tomber d’accord sur les propositions de la direction, et signer un protocole d’accord

bidon (puisqu’elle n’a pas le pouvoir de lever le préavis de grève déposé par la CGT et SUD) ;

 

3. La direction s’accorde alors le beau rôle, celui du grand prince magnanime et généreux, et l’UNSA

celui de l’humble médiateur grâce à qui les avancées ont été permises, grâce à sa « force de

proposition » ;

 

4. Les grévistes et l’intersyndicale seront par conséquent relégués au statu de jusqu’au-boutistes qui

ne veulent pas négocier.

 

… de l’autogestion des luttes vient la justice …



Heureusement, grâce à l’intelligence collective de celles et ceux qui luttent avec leur coeur et leur

cerveau réunis, malgré les conséquences financières, par valeur professionnelle et avant tout pour notre

dignité, nous avons démasqué le vil plan de la direction et de ses complices.

 

Nous avons par conséquent invité la direction à négocier sur le site des catacombes, avec la

délégation validée par les agents en grèves, selon plusieurs dates à leur convenance.

 

… personne ne fait grève par plaisir !



Nous refusons aussi bien la criminalisation du mouvement, suggérée par le dispositif policier hors norme

déployé le jeudi 17 mai devant les manifestants à l’arrivée de leur manifestation, rue des petites écuries,

que la récupération de la grève par des profiteurs aguichés par les échéances électorales.

 

Camarade, l’intersyndicale t’invite à participer au rassemblement contre la réunion entre la

direction et ses complices, déposé par la CGT auprès de la préfecture de police à l’initiative des

grévistes des Catacombes et de la Crypte !

 

Rendez-vous MERCREDI 23 MAI de 13h30 à 15h30

au commencement de la rue des petites écuries.

 

Un préavis déposé par la CGT et SUD couvre tous les agents de Paris Musées souhaitant se mettre en grève à 15h00

 


 

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