UGICT-CGT Syndicat des Cadres et Techniciens Parisiens des Services Publics Territoriaux
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DASES : Pourquoi nous avons boycotté…

Lundi, 12 Novembre, 2018 - 08
DASES : Pourquoi nous avons boycotté…

DASES : Pourquoi nous avons boycotté…

Pourquoi nous avons boycotté…

Madame Versini, Monsieur le directeur, Mesdames et Messieurs les représentants du personnel,

Nous organisations syndicales, CGT, FO, SUPAP-FSU et UNSA, avons participé aux nombreuses réunions concernant le projet de réorganisation de la SDAFE, et tout particulièrement du BASE, et nous nous y sommes totalement impliquées.


Malgré nos demandes répétitives d’éclaircissement sur le nombre net de créations de postes, leur affectation précise et les nouvelles répartitions des tâches et des précisions sur le rôle hiérarchique des nouveaux adjoints « administratifs » des responsables de secteur et les conséquences sur le versant social.


Ces réunions se sont révélées infructueuses…


L’administration, « la main sur le cœur », annonce 55 créations postes, la réalité est toute autre : 34 créations de postes dont 22 travailleurs sociaux, voilà ce qui sera voté au Conseil de Paris !


Le reste n’est que la transformation de postes pris sur l’autel du sacrifice des décombres et de la destruction des places du CEFP d’Alembert !
Ce qui est clair ici, c’est que l’enjeu n’y est pas !


Ceux qui prétendent que nous avons boycotté cette instance uniquement pour des raisons de calendrier se trompent et vous trompent.
Nous sommes représentants des personnels, attachés à la défense des personnels, soucieux de leur santé, tant physique que mentale, et de leurs bonnes conditions de travail.


Nous assumons ce boycott du CHSCT du 7 novembre 2018 car il nous a semblé de notre devoir d’alerter l’Élue en charge de la protection de l’enfance sur l’absence de moyens pour garantir des missions de service public de la protection de l’enfance.


Les agents ne sont pas dupes, beaucoup sont toujours en souffrance de vivre la précédente réorganisation d’il y a 4 ans, celle-ci toujours inachevée mais qui a déjà amené son lot de nouvelles souffrances.


Les agents du SEMNA peuvent en témoigner.


De plus,  un nombre conséquent des équipes encadrantes ont pris la fuite du fait de cette réforme créant l’un  des turn-over le plus important de la Ville de Paris qui place l’ASE sur la plus haute marche du podium de la souffrance au travail !


Mme VERSINI, pourquoi ce turn-over, pourquoi tant de postes à pourvoir ? Et pourquoi générer autant de souffrance ?


Aurait-il fallu avant de réorganiser une nouvelle fois, une analyse de la situation présente sur les postes non pourvus et à pourvoir, sur leur non attractivité et sur les risques psycho-sociaux et psycho-organisationnels de cette réorganisation qui sont à l’origine d’une douloureuse issue au SAFD du Mans.


Contrairement à ce que certains peuvent exprimer :

 

  • - Nous sommes attachés au dialogue social et aux avancées pour le personnel que doit apporter toute réforme. Nous ne sommes pas là pour aggraver la casse sociale mais au contraire nous sommes là pour valoriser le sens des missions et du rôle social qu’ont les agents de la DASES.

  • - Ce boycott est avant tout dû à l’absence de documents précis sur le bilan de la situation actuelle de la SDAFE et de cette énième réorganisation et du nouveau préjudice qui risque une fois de plus toucher les agents.

  • - Nous rappelons notre attachement au dialogue social, nous sommes pour un dialogue social constructif mais qui ne soit pas uniquement à sens unique, ce qui est le cas aujourd’hui.

  • - Notre rôle de mandaté : sortir des clivages et être soucieux de la santé, du bien-être et des conditions de travail des agents de la DASES.

                                                                                Le 08 novembre 2018

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