UGICT-CGT Syndicat des Cadres et Techniciens Parisiens des Services Publics Territoriaux
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DASES : secteur social et de la santé EN DANGER !

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Samedi, 15 Novembre, 2014 - 09
DASES : secteur social et de la santé EN DANGER !

Informons-nous, organisons nous,
rejoignons l’action collective

Les agents de la DASES du secteur social et médico-social de la commune et du  département de Paris ainsi que l’ensemble des agents de cette direction, font le constat d’une dégradation continue de leurs conditions de travail et de l’exercice de leur profession.

Dans les établissements départementaux, les restructurations s’enchaînent, là où les professionnels auraient besoin d’un cadre stable et pérenne pour pouvoir exercer leurs missions dans la durée et dans de bonnes conditions. Elles s’accompagnent de fermetures de services, redéploiements, suppressions de postes, réponses à appels à projets au «mieux disant» choisis dans la plus totale opacité et tout ceci dans une précarité grandissante.

A la ville de PARIS, les agents ont le sentiment de faire de l’exclusion sociale, de ne plus avoir les moyens d’effectuer des missions de prévention, confrontés à des coupes budgétaires à tous les niveaux : aide sociale à l’enfance, AEMO, internats, EPI, SDPP etc. personne n’est épargné par les conséquences des politiques d’austérité appliquées à tous les secteurs alors que les difficultés et problématiques des usagers s’exacerbent.

C’est la fermeture de petits services, la casse des prestations aux usagers, la fermeture programmée de pans entiers de services qui est prévue en 2015 et qui va aggraver les situations.

La santé et le social se trouvent également colonisés par le management, par des notions qui ne correspondent en rien à son histoire et ses valeurs : référentiels de «bonnes pratiques», démarche qualité, évaluation, pseudo entretiens individuels dits «d’évaluation» (!), procédures : le management vient supplanter le travail d’équipe.
La culture professionnelle est ainsi délégitimée au profit de nouvelles exigences normatives qui ouvrent la porte à des méthodes de management «toxiques». Il ne faut pas s’étonner de ce fait que le sentiment de perte de reconnaissance se développe, ainsi que l’augmentation des phénomènes de souffrance au travail.

Depuis plusieurs années notre pouvoir d’achat ne cesse de baisser. La valeur du point d’indice gelé, le salaire fait l’objet de revalorisations de prime absolument dérisoires. Les salariés de notre direction ont aujourd’hui le sentiment que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur.

C’est dans ce contexte que l’administration annonce pour le mois de février l’ouverture de négociations autour d’une convention collective unique sur les primes, qu’on imagine au rabais !!!!

La Ville de Paris au 1er janvier 2015, met en place la PFR (Prime de Fonctions et de Résultats) pour les secrétaires administratifs et les secrétaires médico-sociaux et au 1/01/2016 pour les adjoints administratifs. Elle remplacera toutes les primes actuellement versées.

Cette prime qui va se connecter aux contrats d'objectifs déjà effectifs pour les catégories B cette année va faire des dégâts dans les années à venir sur ce qui constitue une part importante de nos rémunérations

C’est dans cette concordance que le gouvernement poursuit la mise en place de réunion avec les acteurs sociaux intitulé «Etats généraux du Travail Social», or, il n’en est rien, absence d’interlocuteurs et de propositions qui ne rassure pas les professionnels sociaux.
Le gouvernement montre une nouvelle fois son intention de ne pas respecter l’ensemble des acteurs du travail social et de faire de cette instance une simple chambre d’enregistrement des décisions prises ailleurs.

Pour la CGT, ces Etats Généraux du Travail Social ne peuvent pas se résumer à quelques bonnes pratiques ou à demander aux travailleurs sociaux de faire plus avec moins.

Parallèlement dans le domaine de la santé, avec la mise en place des réductions des politiques publiques qui vise les suppressions et le démantèlement des services de santé avec les fermetures des laboratoires municipaux et des centres de santé (CRECEP, Saint Marcel, centre de santé Chemin Vert…)… On s’achemine vers la mise en place de Paris Métropole et ses reploiements, du plan parisien de santé 2015 formidables outils de transfert des compétences publiques vers le privé.

Beaucoup de questions restent en suspens : fermeture du centre de santé Epée de bois ? Quel est le devenir pour le service social scolaire ? Ainsi que les derniers laboratoires de la DASES LHVP et LEPI ? Et les Centres d’Accueil cancer public Parisien…..

Toute cette mise en place de réduction des dépenses n’est en réalité qu’une privatisation du secteur de la santé.

Le choix de la CGT, c’est la constitution d’une vraie politique de service public de la santé et de l’action sociale. Cela passe par la reconnaissance du travail social et donc des travailleurs sociaux et par la proximité et la cohérence des dispositifs pour permettre à toutes et tous l’accès aux droits sociaux sur l’ensemble du territoire quelle que soit la région, la commune ou la taille du territoire.

Nous nous opposerons au morcellement de l’action sociale. Pour la CGT l’accès aux droits sociaux et aux bénéfices de l’action sociale doit être équitable sur l’ensemble du territoire et garantir l’égalité des citoyens.

Aussi, pour la CGT de la DASES Santé-Action Sociale nous revendiquons des moyens humains, matériels et financiers pour assurer pleinement et correctement nos missions de service public soient les moyens nécessaires pour accueillir, accompagner, éduquer, soigner, aider à l’émancipation et au mieux-être des personnes, des usagers, qui sont pris en charge au sein de nos établissements et services.

OUI, une volonté nous anime : répondre aux besoins de la population en replaçant l’HUMAIN au centre du dispositif. Rappelons les propos de Mme M DAVID* : « Pour qu’une institution puisse effectivement jouer son rôle d’enveloppe psychique, il faut qu’une équipe soit composée d’hommes et de femmes et non pas de machines à distribuer une prestation médico-sociale ». L’HUMAIN, c’est à la fois l’agent et l’usager. *Résistante, psychanalyste, pédiatre et psychiatre.

Le travailleur social se doit de rechercher, d’identifier et d’interroger les causes de la pauvreté, de la précarité. La posture de neutralité est dès lors impossible, à moins de réduire son rôle à celui d’un technicien, gestionnaire de dispositif... ou à devenir schizophrène !  Le travail social doit être émancipateur et non pas instrumentalisé dans un but de contrôle social généralisé des populations les plus précarisées.

Pour y parvenir, nous devons résister et nous battre pour garder nos droits et en gagner d’autres, avec votre concours nous gagnerons !

REJOIGNEZ-NOUS
ENSEMBLE NOUS SERONS PLUS FORTS !

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