UGICT-CGT Syndicat des Cadres et Techniciens Parisiens des Services Publics Territoriaux
2eme étage Bureau 217 Bourse du Travail 3, rue du Château d'eau - 75010 Paris.
Tel : 01 44 52 77 13
Fax : 01 44 52 77 29
Actualités par années :

FEU ROUGE à l'alerte orange BSEH du 17 février 2015

Lundi, 2 Mars, 2015 - 14
FEU ROUGE à l'alerte orange BSEH du 17 février 2015

REPONSE A ‟ L’ALERTE ORANGE ” : FEU ROUGE !
LE SYNDICALISME EST EN DANGER ET ON SAIT POURQUOI !

Nous ne citerons pas cette OS, car nous ne souhaitons pas lui faire de publicité, elle en fait assez avec la signature du pacte de responsabilité et le cortège de suppression d’emploi qui va avec ! Aujourd’hui 20 % de jeunes sont au chômage même avec un Bac +5 !!!

Ce n’est pas notre pratique du syndicalisme. La nôtre, nous dialoguons, oui mais uniquement pour défendre, les salaires, les conditions de travail, la santé et la sécurité des agents dans un service public renforcé, où ils pourront exercer leurs missions de service public en destination des usagers.

Nous nous interrogeons sur ce qui a pu inciter cette OS à réagir contre l’intérêt des agents du BSEH.

Au grand mépris de la lutte qu’a mené le personnel de ce bureau (BSEH) depuis la fermeture de St Marcel. Le 17 février tous les agents de la DASES reçoivent un tract de cette Organisation Syndicale, qui démonte toutes les initiatives prises par deux syndicats (CGT et FO) pour préserver les services du BSEH, ses laboratoires (LHVP, LEPI), son service de désinfection (SMASH) et les missions qui lui sont confiées. A notre grande stupéfaction, cette centrale syndicale, assène des contre vérité, et diffame notre organisation syndicale en lui reprochant de  résister, que les jeux seraient faits et qu’il n’y aurait plus rien à défendre.

Par cette initiative, cette organisation syndicale participe à la destruction des conditions de travail, concourt à la casse du service public et à son démantèlement. Et si pour cela, il faut devenir les fossoyeurs des conditions de travail et se transformer en agent de la dérèglementation, de la libéralisation, visiblement, cela ne semble lui poser aucun problème.

C’est révélateur de l’idéologie de cette confédération qui se rapproche plus de la vision patronale et la pousse à pratiquer cette stratégie d’alliance avec le pouvoir politique et le pouvoir patronal.

Cette proximité est flagrante au regard de ce tract, et pour être plus précis, nous vous relatons les propos qu’a tenu le chef du bureau lors d’une discution informelle concernant la pétition et la réaction de l’administration avec la venue de l’élu en charge de la santé à savoir : «  que la venue de l'élu était prévue de longue date et que notre analyse était erroné ». Surprise, nous retrouvons dans le tract de cette OS les même propos ! Quelle coïncidence ? Cela pose question, est-on réellement dans la posture de défense des salariés ? Quel est l'autonomie de cette OS à l'égard du pouvoir ?

De fait, cette OS est réellement aujourd’hui une Confédération des Fossoyeurs Du Travail.

N’est-ce pas une fois de plus, une preuve flagrante de ce qui se produit depuis  trop longtemps et qui fait qu’il y a une désaffection des centrales syndicales et des batailles qu’elles mènent pour préserver l’emploi et les conditions de travail. En créant l’ambigüité permanente, cette centrale syndicale participe à la  perte de confiance des agents envers le syndicalisme et la défense des droits des salarié(e)s

Cette organisation syndicale, n’a jamais par le passé défendue la préservation d’un service de qualité qu’était le laboratoire Saint-Marcel et par conséquent l’emploi et l’impartialité d’un service public en destination des usagers parisiens.

Aujourd’hui, elle viendrait nous donner des leçons de syndicalisme ?

Loin de se résigner, la CGT à l’offensive et déterminée !

Nous ne nous posons pas en victime, nous avons l’habitude des attaques de l’administration, mais qu’un syndicat, nous reproche de défendre des intérêts collectif des agents et de se battre pour préserver un grand service public pour les usagers les plus fragiles, c’est un comble !!!
Est-ce qu’une pétition pourrait être dangereuse au point de pousser l'élu à fermer les services ? Faudrait-il ne rien faire ?, Garder les bras croisés et attendre que l’on nous mette dehors ?
C’est une sérieuse remise en cause du syndicalisme, faut-il rappeler qu'il n'y a pas eu de pétition pour St Marcel et cela n’a pas empêché sa fermeture. Le message est clair : On vous demande de ne rien faire et de laisser le démantèlement des services publics se poursuivre avec la diminution des effectifs.

Mais restent néanmoins des interrogations… le silence de cette OS depuis la fermeture de St Marcel, aucune information à destination des agents de ce service… pourquoi maintenant s'exprimer et s’aligner sur l’administration, en faisant penser qu’il n’est plus possible de se mobiliser pour la défense de son service, de son travail, ces propos ne font qu’alimenter les inquiétudes sur l'avenir de ce bureau.

A qui cette OS pourrait faire croire qu’une pétition, une journée de grève, permettraient de justifier la fermeture de service !
Pour défendre notre travail, le service public et l’intérêt pour tous les usagers, c’est avec la mobilisation de tous que l’on fait bouger les lignes et que l’on préserve notre outil, notre emploi et un service public fort à destination de tous.

En conséquence nous appelons tous les collègues du BSEH à ne pas se laisser détourner de la lutte que nous menons pour la défense de notre travail et au contraire l'affirmer haut et fort, en signant massivement la pétition !!!

Rejoignez-nous, ensemble nous serons plus forts !

Lien sur fichier en PDF :