UGICT-CGT Syndicat des Cadres et Techniciens Parisiens des Services Publics Territoriaux
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Le MEDEF exige la fin des allocations familiales.

Jeudi, 6 Février, 2014 - 12
Le MEDEF exige la fin des allocations familiales.

 

Privilégier patrons ou travailleurs ?

François a fait son choix.

 

Le président du MEDEF, Pierre Gattaz, (le Monde du 5 janvier) a affirmé : « Il y a 2 postes qui pèsent sur le travail de manière absurde : la famille et la maladie. La famille c’est 36 milliard d’euros qu’il faut transférer ».

C'est clair : le patronat veut garder dans ses poches les 36 milliards versés à la branche famille de la sécurité sociale.

Que répond le gouvernement ? Lors de ses vœux le 14 janvier, le Président de la République, François Hollande, a annoncé une nouvelle offensive contre la Sécurité sociale, les services publics et les collectivités locales – confirmant et amplifiant la politique d’austérité initiée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

« Le 1er chantier, c’est la poursuite de l’allègement du coût du travail… Je fixe un nouvel objectif, c’est que d’ici 2017, pour les entreprises et pour les travailleurs indépendants, ce soit la fin des cotisations familles. Cela représente 36 milliards de charges ».

Peu après cette annonce, Laurence P., ancienne patronne du MEDEF, exulte de joie et remercie François, un Président qui comprend les patrons du CAC40 (La Bourse de Paris affiche un gain de +17,99 % pour l'année 2013).

 

Rappelons que la branche Famille finance, par exemple, les allocations perçues par les familles dès le deuxième enfant, l’allocation de rentrée scolaire, le congé parental mais aussi l’aide au logement ou encore l’allocation aux adultes handicapés.

 

 

Comment continuer à verser ces prestations si l’argent ne rentre plus ?

Réponse : soit en diminuant le montant des prestations, soit en augmentant les impôts, soit les deux en même temps !

Quoiqu’il arrive, ce sont nous, les salariés, qui vont devoir encore payer pour des cadeaux faits aux patrons ! C’est le détournement d’un acquis fondamental des français, purement et simplement.

Depuis sa création en 1945, la Sécu est financée par les salaires. Les employeurs ont obligation de verser une partie du salaire à la Sécu : sur la fiche de paie apparaît tout ce qui nous est dû.

Avec cet élément du salaire (cotisation dite salariale comme cotisation dite patronale) mise dans le pot commun de la Sécu, les salariés, leurs familles peuvent faire face à la maladie, à la vie familiale, à la retraite, sans être plongés dans la misère.

Mais les employeurs demandent depuis longtemps de diminuer ou de supprimer la partie du salaire qui va à la Sécu. Hollande annonce qu’il va répondre positivement au patronat pour les 36 milliards de la branche famille. La CFDT a donné son accord.

 

C’est un danger mortel pour la branche famille et pour la Sécu.

Pour les salariés ce serait la quadruple peine : détournement de 36 milliards sur les salaires,diminution des prestations famille, hausse des impôts, économies brutales sur la branche maladie pour compenser partiellement.

Pourtant, selon les chiffres de L’INSEE, depuis le début des années 1980, le partage de la richesse créée n’a pas évolué à l’avantage de la masse salariale qui a reculé de plus de 6 % tandis que dans la même période les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par 5.

La solution c’est l’augmentation des salaires, la reconnaissance et le paiement des qualifications !

Le 16 janvier, la ministre des collectivités locales et de la Fonction publique, Mme LEBRANCHU, revenant sur ses propres engagements, annonçait la poursuite du gel du point d’indice pour 2014, soumettant toute mesure salariale générale à l’aboutissement d’une réforme du statut enclenchée dans les suites du rapport Pêcheur.

Il s’agit là d’un chantage inacceptable !

Cette politique d’austérité salariale conduit à un écrasement des rémunérations qui tire tous les salaires des fonctionnaires vers le bas. C’est la smicardisation de la fonction publique – toutes catégories d’agents confondues.

 

Depuis 1983, le salaire de début de carrière est passé de :

  • 1,75 à 1,13 SMIC pour un agent de catégorie A
     
  • 1,33 à 1,02 SMIC pour un agent de catégorie B
     
  • 1,23 à 1 SMIC pour un agent de catégorie C

 

 

Le syndicat des Cadres et Techniciens :

  • exige une augmentation immédiate et urgente du point d’indice permettant le rattrapage de la baisse du pouvoir d’achat.
     
  • réaffirme avec force son exigence de défense et renforcement de notre système de protection sociale.
     
  • exprime son opposition au transfert du financement de la branche famille (près de 30 milliards d’euros) sur l’impôt,
     
  • exige l’annulation de la décision gouvernementale et le maintien du financement de la branche famille au sein de la Sécurité sociale.

 

 


Le syndicat CGT des Cadres et Techniciens appelle tous les agents

de la Ville de Paris à faire grève et à manifester le jeudi 6 février 2014 :

assemblée générale à 9h30 à la bourse du travail : venez nombreux !

Nous vous informons également d’une journée de grève prévue

le 18 mars, pour la défense de la sécurité sociale !

 

 

 

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