SYNDICAT CGT DE LA PETITE ENFANCE DES SERVICES PUBLICS PARISIENS
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On en parle à la DFPE AVRIL 2016

Lundi, 4 Avril, 2016 - 15
On en parle à la DFPE AVRIL 2016

On en parle à la DFPE
Avril 2016

Au sommaire :

  • Faire le pont, oui mais…
  • Effectifs, une amélioration et des dangers
  • Déménagement des services centraux de la DFPE
  • Réorganisation des CASPE
  • Affectations
  • C+, inquiétudes confirmées
  • NBI en zone « sensible »



Faire le pont, oui mais...

La DFPE a décidé de fermer tous les établissements d’accueil les vendredi 6 mai et vendredi 15 juillet 2016.

Cette décision a été prise sans information ni concertation avec les syndicats. Les syndicats l’ont appris en même temps que les agents.

Pour la CGT Petite Enfance, en décrétant 2 journées de congés imposées, pour tous les agents, cette décision déroge au référentiel de prise de congés.

Si cette décision peut convenir à nombre d’agents, elle est loin de convenir à tous-tes. Elle représente un réel danger pour l’avenir.

Pour des facilités de gestion, la DFPE souhaite nous imposer de plus en plus de congés: les 22 jours du regroupement, la pentecôte, et cette année deux autres « ponts ».
Sans compter qu’alors que nombreux jours fériés sautent cette année,  la DFPE aurait pu nous offrir cette journée !

Les difficultés de prises de congés ne doivent pas être résolues de manière autoritaire et administrative (jour de congé imposé). Des recrutements supplémentaires et le renforcement du pôle de remplacement pourraient permettre la continuité du service public et la liberté de prise de congés.

Pour créer des emplois et améliorer les conditions de travail, la CGT revendique le passage aux 32 heures hebdomadaires (avec maintien du salaire) pour tous les salariés: travailler moins, tous-tes et mieux (dans de meilleures conditions).

Restons mobilisés.


Effectifs, une amélioration et des dangers

Suite à nos mobilisations de 2015, en janvier 120 APS diplômées supplémentaires et 44 contractuelles (pour ces dernières de janvier à avril comme « renforcement saisonnier »)  ont été affectées dans des établissements.

Les 120 APS ont été affectées dans établissements en remplacement d’absences longues, les contractuelles ont été affectées pour des remplacements courts.

Bien entendu l’arrivée de professionnelles supplémentaires (gagnées par nos grèves !) a permis à de nombreuses équipes de travailler de meilleures conditions.

40 contractuelles se sont portées candidates au concours d’entrée. 29 ont réussi ce concours et seront affectées en priorité  dans des établissements dans les mois à venir.

La CGT demande des recrutements supplémentaires et statutaires.

Nous ne voulons pas que la DFPE bascule une partie du recrutement habituel sur un dispositif « contractuelles » qui consisterait à ajouter une période d’essai de 4 mois avant le concours et la période d’un an de stage !

Il faut continuer à recruter plus de professionnelles par an, sur des postes statutaires et plus tôt dans l’année (arrivée des professionnelles en janvier).

Concernant le pôle de remplacement, en 2015, 173 agents avaient demandé à intégrer le pôle et 100 avaient été retenus. Cette année 200 agents ont demandé à être dans le pôle dont 70 qui étaient déjà remplaçantes. Le bilan est positif.
 

Conclusion de la CGT : les mobilisations des personnels ont permis d’améliorer partiellement la situation. Mais l’effort de recrutement supplémentaire et statutaire doit se poursuivre ainsi que la construction d’un pôle de remplacement attractif et efficace.
 

Déménagement des services centraux de la DFPE

Les conditions du déménagement des services centraux de la DFPE (au 72 rue de Reuilly) ne conviennent pas.
Réunions d’information pour les agents très tardives, souhaits des agents non entendus, CHSCT associé au dernier moment…

La visite très partielle des nouveaux locaux n’a pas permis au CHSCT de faire son travail d’analyse des futures conditions de travail des agents !
A plusieurs étages, le déménagement des services actuels n’avait pas encore eu lieu.
Et pour les étages libérés: il n’y avait aucun mobilier, des systèmes d’aération qu’on ne pouvait pas mettre en marche, et même des locaux pas encore rénovés…
La sécurité incendie n’avait pas été contrôlé depuis 2014. Des WC devaient être refaits. Des problèmes d’infiltration d’eau n’étaient toujours pas résolus…

Dans une partie des locaux, les espaces seront « partagés » c’est-à-dire en l’Open Space alors que ce n’est ni souhaitable ni souhaité par les personnels.

Le CHSCT a demandé le respect des demandes des agents (refus de travailler en Open Space, respect des aménagements de postes, présence de locaux de réunion en nombre suffisant, des espaces de travail spacieux…).

Le CHSCT a demandé le report de la 1ere phase du déménagement (prévu mi-avril).

A l’unanimité de ses membres, le CHSCT a demandé à avoir plus d’éléments sur l’aménagement de ces grands espaces (dits « partagés ») : dispositions, types de séparations prévues…

En l’état, au regard de la protection de la santé des agents (agents en situation de handicap, mais aussi tous les autres : bruit, confidentialité des entretiens téléphoniques,… Risques Psycho-sociaux), le CHSCT s’oppose à la mise en « Open Space ».

Le CHSCT a demandé d’autres visites :

  • dès que les services DASES sont déménagés pour faire des premières préconisations importantes  (aménagement des espaces, mobilier…)
  • après l’arrivée du mobilier, avant l’arrivée des agents, pour ajuster/affiner les préconisations
  • quelques semaines après l’arrivée des agents, pour faire le bilan avec les agents eux-mêmes


Le CHSCT a demandé le report du CHSCT de la DFPE du vendredi 8 avril. Le comité ne saurait donner son avis sur un déménagement dans des locaux auxquels il n’a pas eu accès ou des locaux  où les travaux envisagés n’ont pas encore été réalisés.

A suivre…

Réorganisation des CASPE

En Comité Technique de la DFPE, l’ensemble des syndicats a voté contre cette réorganisation.

La CGT peut concevoir la nécessité de clarifier les missions des CASPE en particulier pour harmoniser les pratiques, discours et procédures concernant les droits des agents (demande de Temps partiel, procédure, appel, critères d’attribution…).

La CGT Petite Enfance s’oppose à une réorganisation qui laisse peu de doute sur la volonté de redéployer certains effectifs, de faire plus avec moins de personnel et ainsi d’augmenter la charge de travail des agents, des UGDs ou des chargés de secteur.

Cette réorganisation c’est quoi ?

La constitution de 2 pôles DASCO/DFPE par CASPE sur des « sujets transverses et fonctions supports » :

  • Ressources Humaines (SGD, UGD, relais sociaux)
  • Equipement et logistique et sécurité / bâtiment


La constitution des 2 pôles métiers spécifiques par CASPE

  • Affaires scolaires
  • Petite Enfance (coordinatrices, 1 référent ATEPE,  1« référent familles »),


Au niveau central DFPE, la création du SPAT (Service de Pilotage et d’Animation des Territoires)
Le SCTC (Service conseil technique et coordination, service qui gère les coordinatrices) et la Mission Prévention Accueil et Qualité y sont fusionnées.


Le Pôle Petite Enfance des CASPE :

Un référent ATEPE aura pour rôle d’apporter son expertise aux équipes ATEPE (organisation du travail, techniques pour l’entretien, préparation des repas), d’accompagner l’installation des stagiaires ATEPE, d’évaluer l’état du matériel ergonomique.
Cette mission sera proposée à des ATEPE expérimentés dont des collègues en aménagement de poste.

Un référent familles aura pour mission de participer à la mise en œuvre de la politique de soutien aux familles, de développer / accompagner les Relais Information Familles (guichets unique d’info par arrondissement), de contribuer au développement de l’offre de l’information et de soutien à la parentalité, de contribuer à la participation des familles dans les établissements d’accueil.
Cette mission sera  proposée à des EJE et des puéricultrices.

La CGT Petite Enfance a demandé :

a) Pour les coordinatrices

Le recrutement de coordinatrices en nombre suffisant et un ratio d’encadrement (nombre d’établissements par coordinatrice) leur garantissant les conditions pour remplir leurs missions.

La clarification concernant leur rôle de garante des règles et des droits.
Avoir des informations auprès de l’UGD est une chose mais l’UGD n’a aucun pouvoir hiérarchique sur les équipes et responsables.
Les agents, les équipes doivent pouvoir s’appuyer sur les coordinatrices pour « dire le droit ».


b) Pour le Pôle Petite Enfance, le recrutement à tous les niveaux (même pour les chefs de Pôle Petite Enfance) de professionnelles issues du secteur de la Petite Enfance

c) Une amélioration du déroulement de carrière (bonification indiciaire) des futurs référents ATEPE

d) La constitution de référents métiers pour les autres corps (APS, EJE).

Affectations

Le bureau des affectations est composé de 5 agents qui se répartissent 5 secteurs géographiques (7000 agents, plus de 450 établissements).

La charge de travail de ces agents est importante : une moyenne de 1500 agents par affectatrice,

Il s’agit de gérer 2000 affectations par an en tout (mouvement annuel ou en cours d'année,) soit une moyenne de 400 affectations par affectatrice.

 

Il y a 2 types d'affectation.

 

a) Les arrivées de personnels, (entre 900 et 1000 agents) :

 

Les  nouveaux recrutés (en moyenne 550 agents / an) et les réintégrations (disponibilité, congé parental, détachement).

 

b) La « mobilité »

  • Lors du « mouvement annuel »

Ce sont les affectations de la rentrée de septembre, pour environ 1000  agents par an.

  • Hors mouvement. (+ d'une centaine d'agents)

Pour des raisons diverses : des agents qui n'ont pas eu le poste souhaité dans le cadre du mouvement, des agents rencontrant des difficultés avec leur hiérarchie,...

Ces demandes sont plus difficiles à gérer car il s'agit de concilier la demande de l'agent et les établissements disponibles, alors que la variété des choix est beaucoup plus limitée que dans le cadre du mouvement.

Il y a une adresse mail dédiée aux demandes de changement en cours d'année (dfpe-mobilitehorsmouvement@paris.fr)  mais celle-ci est peu connue des agents.

Le bureau des affectations déclare vouloir d'éviter le cumul de stagiaires par établissement (1 stagiaire par établissement en moyenne, avec en réalité des disparités assez fortes).

 

Décisions de la DFPE pour le mouvement annuel de 2016.

Lorsqu'il y aura un taux de turn over atypique, un échange aura lieu avec les responsables.

Une proposition d'entretien sera faite aux « agents qui bougent tout le temps ».

La DFPE veut essayer de savoir la raison (choix, difficultés,...) et d'y apporter d'éventuelles réponses (accompagnement/aide mais aussi traitement disciplinaire pour des agents « difficiles »...).

 

Désormais, une responsable qui ne souhaite pas « fixer » un agent (lui accorder un poste) doit motiver son choix auprès de la DFPE.

Cela doit se faire dans la transparence (signature de l'agent et de la responsable).

 

Pour la CGT Petite Enfance, la possibilité de changer d'établissement en cours d'année doit rester de mise d'autant que cette mobilité est un plus pour les agents (et leur envie de rester).

 

Il faut renforcer le bureau des affectations (des recrutements) dont les agents ont une charge de travail importante.

Il faut rappeler régulièrement aux agents leur droit de demander un tel changement d'affectation et faire connaître l'adresse mail dédiée (et répondre aux agents qui en font la demande!).

Cette possibilité de changer en cours d'année ne doit pas non plus devenir un outil de gestion des difficultés, la « variable d'ajustement »: par exemple changer l’affectation d'agents harcelés par leur hiérarchie sans jamais mettre fin aux abus de pouvoir !

D'où l'importance de relever les signaux d'alerte (turn over annuel inhabituel ou régulièrement très important, plusieurs demandes de départ en cours d'année dans un même établissement) et d'analyser la situation et les relations de travail réel dans les établissements concernés.

La DFPE doit bien expliquer aux EJEs qu'ils ont la possibilité d'effectuer leur stage dans deux établissements différents.

 

C+, inquiétudes confirmées

Une vingtaine d’APS « C+ » ont théoriquement 20% de leur temps à consacrer à la prévention des TMS (troubles musculo-squelettiques) dans leur établissement (et peut-être au-delà dans l’avenir).

La CGT Petite Enfance n’avait pas soutenu ce dispositif car la DFPE a refusé que ces agents soient affectés « en plus » (ou que leur poste soit renforcé). Sans renfort, le dispositif risque de mettre à mal les équipes (une APS avec 20% de temps en moins) ou alors de ne pas être mis en œuvre (nécessités de service, remplacement des collègues absentes par les C+…).

La réalité confirme nos craintes : des APS sont affectées dans l’effectif normal des établissements (et sans consultation des établissements), ce qui signifirait une perte de 20% du temps, une journée par semaine pour l’équipe d’APS...

Demandons que les APS C+ soient affectées en plus dans les établissements !
 

NBI en zone « sensible »

La CGT Petite Enfance a interpellé la DFPE à propos du nouveau zonage « Politique de la Ville » (ex « ZUS ») qui donne droit à une NBI (prime).
Modalités et calendrier d’application ? Information aux agents ? Etc…

La DFPE effectue un travail d’identification des zones concernées. Informations à suivre…


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