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Intervention CGT au CTP central du 03/07 : sur la réforme de l'administration

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Mardi, 8 Juillet, 2014 - 15
Intervention CGT au CTP central du 03/07 : Sur la réforme de l'administration

La CGT, présente dans les CTP des directions touchées par la réforme de Madame Hidalgo, a pu constater la logique de la Ville dans cette réforme et conforter son analyse sur les enjeux de cette dernière pour les agents et le service public rendu aux parisiens (-nes).

Dans les CTP DDEES, DA/DF, DPVI/DUCT, DRH… l'administration a toujours tenu la même ‘ligne de conduite ’:

  • Première certitude : Une réorganisation sans réel dialogue social :

Dans la forme, trop souvent, les informations ne sont pas communiquées en amont, au mieux elles sont transmises en urgence ou « sur table » et restent floues. Dans le fond, trop souvent des avis sont demandés en CTP sans que celle-ci ait les moyens de le donner et par là-même nous empêche de remplir nos devoirs d’élus du personnel : objectif flou, mais aussi absence d’informations sur les réels changements dans l’organisation et la pratique professionnelle (effectifs en Equivalent Temps Plein (ETP), fiche de poste, définition claire des nouvelles taches des services et des agents, moyens financiers et fonciers d’ici 6 mois, 1 an…).

Dans le cadre de la réforme de la DPVI/DUCT, il n’y a toujours pas de compte rendu des réunions du groupe projet dont on attend toujours la feuille de route. Ce fonctionnement et le refus d’aborder les questions concrètes des organisations syndicales sur les évolutions précises de missions, des transferts d’emplois, et les projets prévisibles de mutualisations de locaux ont conduit de nombreuses organisations syndicales à voter contre ou à s’abstenir.

C’est le dialogue social tant mis en avant par la nouvelle mandature qui pâtie de ces réorganisations mal-faites et de cette absence de concertation, qui ont pour conséquence, comme la semaine dernière dans une autre type de réforme à la DASES par exemple, le départ de la CGT du dernier CTP et le quorum non atteint au CHS qui a suivi… Monologue social et réorganisations passées en force dénoncés dans cette direction qui sonne comme un prélude tant la vision des membres de la CGT DASES est partagée dans les autres directions et par les autres organisations syndicales qui ont très majoritairement partagé » la position de la CGT en refusant également de siéger dans ces instances qui n’ont de paritaires plus que le nom.

  • 2ème certitude : Un projet vidé de la prise en compte du travail réel 

Ce projet de fusion/disparition/restructuration de directions à la Ville a-t-il réellement pour objectif d’améliorer l’efficacité des services publics ?

Les usagers et agents ont-ils même une place dans ce projet ? Permettez-nous d’en douter car pour cela vous auriez eu la patience de vous appuyer davantage sur les savoirs-faires, connaissances et réflexions des agents dans le cadre de cette réforme à marche forcée.

A la CGT nous sommes convaincus que sans partir du travail réel des agents, vous ne pouvez construire de nouvelles organisations du travail efficaces et respectueuses des agents et des services rendus aux parisiens (-nes). En effet, ce n’est pas en moins de 2 mois et par des groupes de travail à contour peu transparent que vous arriverez à prendre compte la richesse du travail réalisé et à l’organiser pour un meilleur service public.

Puisque l’amélioration du service rendu à l’usager n’est pas la priorité de cette réforme, merci de nous répondre, franchement, si celle-ci a en fait pour objectif premier le contrôle des dépenses publiques et ainsi répondre aux objectifs de l’Etat et de Bercy ?

Merci de nous répondre, honnêtement, si ce projet est principalement une réponse aux exigences de rationalisation inscrites dans le cadre de la lettre de mission de M. GREGOIRE et s’il s’agit bien de restructurer les administrations et de participer à l’austérité imposée par le gouvernement avec 11 millions d’euros d’économie ?

Merci, sans quoi, de vous engager par exemple à ce que l’intégralité des économies organisationnelles, foncières et budgétaires soit [« réinjectée » « investie » « redirigée »] vers les agents, les effectifs humains, les fonctionnements techniques des services.

  •     3ème certitude : Un projet dans lequel les questions de l’immobilier sont prégnantes :

La recherche du foncier semble une préoccupation majeure et constante de votre projet de réforme.

A côté d’un discours sur ‘le rien ne change, on respect toute les entités fusionnées’… , on entend bien que vous préparez une deuxième étape dans ces réorganisations, y compris sur les questions d’évolution de métiers et de déménagement. La rationalisation des locaux, du foncier, est-ce cela un des objectifs de la réforme ? Car on a entendu que l’immobilier a un cout à Paris et qu’il va falloir faire des choix !

Dans les CTP, nous avons eu toujours la même impression : la ville est à la recherche d'immobilier pour regrouper, pour rationaliser selon vos termes les implantations. Le BASCA de la DDEEES déménagera surement bientôt, mais on cherche où. Seuls quelques agents vont étés déplacés concernant la DUCT/DPVI, et pourtant la ville réfléchit déjà à des mutualisations entre Equipe de Développement Local/Maison Des Associations...et même pourquoi pas à des maisons des services publics ?...

La Ville chercherait-elle d'autres T8 où regrouper des services entiers sans respecter les conditions de travail ? Pour quelles économies ? Combien la ville espère-t-elle économiser en foncier sur ces réorganisations ? Et pour en faire quoi ?

La CGT rappelle que les locaux sont un des outils de travail des agents. Ils sont nécessaire à de bonnes conditions de travail mais aussi pour assurer un service public de proximité. Proximité, conditions de travail, est-ce deux notions que vous souhaitez oublier dans cette réforme de l’administration parisienne ?

  •     4ème certitude : Mutualisation des sous effectifs au lieu de créer de l'emploi :

L’administration souhaite nous rassurer en parlant de renforcement de certaines fonctions. Mais quand on y regarde de plus près, c’est simplement un rapprochement d’agents dans un service ou dans un local CE renforcement est vu comme une évolution vers de la poly compétences des agents et des mutualisations d’agents mais jamais en répondant aux sous effectifs existants.

Cette réforme à côté du travail et des propositions faites par les organisations syndicales dans les CTP/CHS précédent. Quand on a rappelé à la ville que cette réforme ne répond pas du tout aux demandes des CHS et CTP précédents quant à la surcharge de travail, de manque d’effectifs, de garantie de renouvellement e non titulaires, de stress au travail (DA-DF; DDEEES, DPVI-DUCT..), M. JULLIARD dans le CTP de la DUCT/DPVI  a souligné que cette réforme n'avait pas pour objectifs de régler tous les problèmes. Mais alors de quels problèmes sont donc censés être réglés par cette réforme ?

  •     5ème certitude : Des inquiétudes

Dans ce conditions, nous continuons à vous alerter sur le ressenti de nombreux agents :

Démobilisation, ressenti de gâchis du travail réel, stress. Autant de symptômes qui ne vont pas dans le sens d’une réforme réussie pour les agents et la qualité des services publics. On vous l’a dit dans les différents CTP. Ce n’est pas avec le flou que vous entretenez  que vous rassurerez le personnel et que vous le respecter. Ce n’est pas sans évoquer les moyens pour travailler autrement, au-delà des synergies, que vous permettrez aux agents de faire bien leur travail.

D’ailleurs, le 26 juin, plus de 70 % de la DPVI étaient en grève pour défendre des métiers, la garantie des emplois y compris des non titulaires, une prévention des risques psycho sociaux liés à cette réorganisation…

Aucune réponse n’a été apportée à leurs inquiétudes et revendications, si ce n’est enfin le dégel de 3 postes vacants. La CGT se félicite de cette victoire mais restera vigilante au contenu du poste de ces 3 emplois et de son recrutement effectif dès septembre.

D’autres services impactés par d’autres réformes contre un nouveau projet de direction comme à la DPA ont aussi commencé à signifier leur protestation de manière spontanée par une grève le 26 juin,  toute une section locale. N'est-ce pas un signal à prendre en compte ? N'est-ce pas le signal de ras-le-bol des agents parisiens ?

  •     6eme certitude : les objectifs cachés de votre réforme 

Au vu de l’ensemble de ces éléments, la CGT est convaincue que votre objectif n’est pas la qualité du travail rendu de service public aux usagers et l’amélioration des conditions de travail. Au contraire, ce projet vise  à renforcer le "travailler toujours plus avec moins de moyens" Un mot d’ordre que vous avez déjà beaucoup utilisé au cours de l’ancienne mandature.

Pourquoi une telle précipitation, si ce n'est pour la nouvelle municipalité, le moyen de satisfaire le programme de stabilité, adopté par l'Assemblée Nationale le 29 avril dernier ? Programme de stabilité qui vise à réaliser entre 12 et 27 milliards d'euros d'économies pour les collectivités territoriales, et qui pour cela "incite à la mutualisation des services au sein du bloc communal, gage de maîtrise des dépenses" ?

Maîtrise des dépenses, cela semble rappeler la "maîtrise de la masse salariale et des emplois" demandée dans le cadre de la lettre de mission à M. GREGOIRE.

D'ailleurs, certaines réorganisations comme celle de la nouvelle direction de la démocratie , de citoyens et des territoires se placent ouvertement dans le cadre de la création de la Métropole du Grand Paris, Métropole qui n'offre aucune garantie vis-à-vis du statut et des droits collectifs, Métropole qui représente une menace pour les services publics, et dont la CGT réclame toujours l'abrogation de la loi l'instaurant.

Nos certitudes une autre réforme est possible avec l’humain d’abord !

Nous ne pouvons cautionner ces projets de réduction de direction. Ils ne respectent en rien les conditions de travail des agents, les besoins d’effectifs des services. En conséquence et au vue de l’ensemble des CTP -CHS, nous voterons contre et nous continuerons à porter des alternatives :  Pour la CGT ; une véritable réforme de l'administration parisienne, faite pour le bénéfice des agents et de la qualité des services publics aux usagers, commencerait par donner les moyens humains et matériels pour que les agents puissent travailler dans de bonnes conditions : pourvoir l'ensemble des postes, recréer tous ceux qui ont été supprimés depuis des années, titulariser le personnel précaire, former le personnel, arrêter les externalisations/privatisations, réorganiser le travail à partir du travail réel et non à partir du travail prescrit… etc.

La CGT sera au côté du personnel dans les mois avenir car nous sommes plus qu’inquiets quant aux impacts rapides de votre réforme sur nos collègues et les services publics

Et nous le ferons sur la base suivante : pour nous, les travailleurs/ses mettent du « leur » dans la réalisation de la production. Dans toute situation, l’activité comme mobilisation du corps et de l’intelligence, consiste à prendre soin de la situation réelle, en écart par rapport à la prévision organisationnelle.

Nous agirons avec les salariés pour ne pas être objets dans un milieu de contraintes mais sujets dans un milieu d’organisation.

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