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ECHOS DU DERNIER CHS-CT CENTRAL

Vendredi, 26 Janvier, 2018 - 13
ECHOS DU DERNIER CHS-CT CENTRAL
CHSCT DU 25 JANVIER
Harcèlement sexuel, contrats aidés et...nuisibles

 

Le CHSCT de la Ville s’est réuni ce jeudi 25 janvier Le « Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de travail » rassemble des représentants du personnel. Il est présidé par un élu politique. Il travaille toutes les questions de santé au travail.


Prévention du Harcèlement sexuel au travail :
Protéger les victimes, changer les situations de travail



La loi oblige l’employeur à « prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les « faits » de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner ». La Communication de la Ville ne suffit pas. La CGT demande un vrai plan de prévention et de lutte !

Les acteurs de prévention (relais de prévention, médecine préventive, élu-e-s du personnel) doivent être formés. Pour connaître la réalité du harcèlement sexuel (stratégies des harceleurs, réactions des victimes), savoir accueillir la parole des victimes et connaître le cadre légal.
Une information complète et synthétique doit être à disposition des agents pour permettre aux victimes de connaître les démarches possibles (droit de retrait et droit d'alerte, protection fonctionnelle en cas de plainte...), les contacts utiles etc. pour se protéger, et faire sanctionner les agresseurs.

Dans ce cadre le CHSCT doit être indiqué comme outil de prévention et un interlocuteur des femmes victimes ou des témoins.
Il s'agit aussi d'intervenir sur les organisations du travail (relation de subordination entre une hiérarchie masculine et des femmes salariées, femmes isolées, etc.) pour éliminer les facteurs de risques et prévenir le harcèlement sexiste et sexuel.

Une première avancée : sur proposition de la CGT, l’administration a accepté la création d’une commission associant le CHSCT et chargée de mettre en œuvre ces actions : information, formation, analyse des facteurs de risques… à commencer par les supports d’information à destination des agents (plaquette vadémécum).


Punaise, que de rats !
Ça donne le cafard...



Depuis des mois, la CGT alerte l'administration parisienne sur le manque de moyens du DFAS, service départemental chargé de l’élimination des nuisibles.

En 15 ans, ce service (ex SMASH) est passé de 90 à une 50aine d’agents. Une partie de ses missions a été abandonnée. Des agents qui demandent l’élimination de cafards dans leur lieu de travail n’ont plus aucune réponse ! Le traitement des punaises de lit ne se fait plus que sur condition de ressources !

Et en dépit de la priorité donnée au traitement des rongeurs, les moyens sont trop faibles pour répondre au problème. Manque d'effectif, équipements vestimentaires insuffisants, ajouter à cela, un déménagement du service mal pensé, des agents qui s'investissent quotidiennement dans leur travail mais qui en ont vraiment « rat » le bol.

Alors qu’il y a moins de deux agents opérationnels par arrondissement, la CGT demande la création immédiate de 25 postes et à terme de 40 postes supplémentaires pour accompagner le retour en régie de missions essentielles pour la santé des agents et des parisiens (dératisation, éradication des punaises de lit, ...).
Elle demande le retour au service public de l'ensemble des tâches de propreté sur la voie publique avec un recrutement significatif d'éboueurs quelques-soient les quartiers.

La mobilisation des agents et la médiatisation de la prolifération des rats fait bouger l’administration qui annonce des créations de postes. A suivre...


Contrats aidés licenciés, une expertise pour la santé des agents



Dès octobre, la CGT s’est inquiétée des signaux d’alerte concernant la santé des collègues dont le contrat unique d’insertion n’allait pas être renouvelé (et de la charge de travail dans les services que leur départ allait entraîner).  Après avoir reporté le point de deux mois, l’exécutif a enfin évoqué le point en CHSCT !

Avec l’ensemble des syndicats, la CGT a exigé que des mesures soient prises. C’est une obligation de l’employeur de s’assurer de leur santé et vite ! La ville n’a rien envisagé pour ces agents, comme dans l’urgence, leur confier des missions sur la base de contrats différents (vacataires, contractuels…) avec formations à la clé. Sans parler d’un indispensable plan de titularisation.
A l'avenir, l’employeur doit anticiper ce type de situation pour tous les précaires de la Ville, et les obligations liées à l’accompagnement de ces agents (droit à la formation, temps pour la recherche d’emploi…) doivent être effectives.

Une première à la Ville, avec le vote favorable de 5 organisations syndicales (CGT, UNSA, SUPAP-FSU, FO, UCP), le CHSCT a demandé une expertise indépendante et désigné un cabinet pour réaliser celle-ci en lien avec le CHSCT.
Une expertise indépendante pour traiter l’urgence des situations (des agents licenciés, des services concernés) comme de l’avenir (l’accompagnement effectif des contrats aidés).

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