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DÉFENDRE LA RETRAITE PAR RÉPARTITION ET LA GARANTIE DE PRESTATIONS !

Mercredi, 4 Juillet, 2018 - 11
DÉFENDRE LA RETRAITE PAR RÉPARTITION  ET LA GARANTIE DE PRESTATIONS !

DÉFENDRE LA RETRAITE PAR RÉPARTITION


ET LA GARANTIE DE PRESTATIONS !

 

Macron veut établir une retraite « par points » où la pension dépendrait uniquement du nombre de points de chacun-e. Ce serait la disparition de protections collectives comme l’âge légal de départ ou la pension de réversion (permettant aux veufs-ves de toucher une partie de la retraite de leur conjoint-e décédé-e). Les pensions baisseraient et varieraient au gré de la valeur du « point », fixée selon la démographie et la conjoncture. Le gouvernement veut pousser les gens vers les assureurs et leurs produits financiers. Quelques rappels sur notre système solidaire…

Dans le système « par répartition » les actifs de l’année financent les pensions de l’année. Ce financement collectif permet des mécanismes de solidarité et de redistribution (garantir un minimum à chacun par exemple).
Dans un système par point, la cotisation est inscrite sur un compte individuel. Au départ à la retraite, le « capital » constitué est transformé en rente mensuelle. Le niveau de pension est alors totalement lié à l’âge de départ de chacun-e, il n’y a plus de garantie collective (garantir un minimum par exemple). Sans parler des aléas de la bourse si le comte individuel a été placé sur les marchés financiers (faillite possible).

Notre système par répartition était aussi « à prestation définie », garantissant un niveau de pension. Il était donc centré sur la garantie d’un taux de remplacement (rapport entre la première pension et la rémunération moyenne de référence, calculé sur les « meilleures années »). Après des années d’exonérations diverses pour les employeurs, cette logique de garantie d’une prestation est remise en cause par la limitation des cotisations.

SOLIDARITÉ

La sécurité sociale permet une solidarité interne à l’intérieur du système de retraite (financer le départ anticipé pour des métiers pénibles par exemple) et aux différents régimes. Elle permet de mutualiser les risques pouvant advenir tout au long d’une vie de travail (chômage, maladie, handicap, bas salaires…) et de compenser des interruptions d’activité incontournables comme la maternité, le décès du conjoint…Dans un système individuel, en l’absence de mécanisme de solidarité et de redistribution, pas certain d’avoir acquis assez de points pour avoir droit à telle ou telle prestation…

La pression patronale pour réduire les financements par cotisations sociales incite les gouvernements à restreindre la solidarité assurée par les régimes pour la transférer à la « solidarité nationale » avec un financement par l’impôt, ce qui représente autant d’économies pour les entreprises.

L’allongement de la durée de la vie n’est pas égal pour tous et il résulte des progrès médicaux et de l’amélioration des conditions de travail. Ce progrès a été rendu possible par un relatif partage des richesses. Non pas entre jeunes et vieux mais entre le capital (dividendes accordés aux actionnaires) et la rémunération du travail d’autre part.

Pour consolider la répartition solidaire à prestation définie : il faut assurer un haut niveau d’emploi bien rémunéré : création d’emplois publics pour répondre aux besoins sociaux : Éducation, Santé, Transport, Crèche, Eau, Energie, Justice, Sécurité, La Poste, Voirie, HLM-Logement, Sport-Culture, Santé-Hôpital… Il faut réduire la semaine de travail à 32 heures, augmenter les salaires et faire que l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes soit effective …  Ces mesures doivent permettre de garantir un socle commun.

UN SOCLE COMMUN

 

• départ à 60 ans
• pour les salariés exposés à des facteurs de pénibilité, départ anticipé à 55 ans
• pension d’au moins 75 % du revenu d’activité pour une carrière complète
• SMIC comme minimum de pension pour une carrière complète
• indexer les pensions sur l’évolution des salaires et non les prix
• reconnaître la pénibilité par une politique de prévention et de réparation : amélioration des fins de carrières (par exemple temps partiel) et départs anticipés dans des conditions permettant réellement de les prendre
• une politique volontariste d’égalité salariale femmes/ hommes, améliorant la retraite des femmes et augmentant les ressources des régimes.

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