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FILM À VOIR : TOUT CE QU’IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION

Lundi, 18 Février, 2019 - 07
FILM À VOIR  TOUT CE QU’IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION

FILM À VOIR 

TOUT CE QU’IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION

 

"Son film, "Tout ce qu’il me reste de la révolution", est actuellement en salles. Sa gauche - la gauche d’Angèle, personnage principal -, héritière des années 60 et 70, est éclatée façon puzzle. Mais son envie de faire la révolution est toujours intacte. La comédienne et réalisatrice Judith Davis, membre du collectif L’Avantage du Doute est l’invitée de la Midinale."

Texte repris sur le site Regards.fr ( cf le lien plus bas)

VERBATIM

Sur la révolution et les gilets jaunes
« Avec mon collectif L’avantage du doute, j’essaie de réagir avec prudence et de ne pas réagir à chaud. Je suis très attentive à ce qui se passe. »
« Ce qui est fondamental, c’est que la parole soit reprise. »
« Il suffit de descendre dans la rue pour s’apercevoir que la colère ne date pas d’hier. »


Sur la révolution et le marxisme
« Je ne sais pas si la révolution et le marxisme sont les deux choses fondamentales mais c’est deux choses fondamentales. »
« J’essaie de toujours faire un pas de côté et de m’extraire le plus possible pour interroger ce que l’on nomme ‘normalité’. »
« Il faut être dans le pourquoi et non pas simplement dans le comment. »
« Il faut essayer de multiplier les critères de réflexion pour pouvoir juger les affaires humaines et pas simplement à l’aune du principe de rentabilité qui a détruit la pensée. »


Sur la démocratie
« C’est un film donc je fais tout pour contaminer les gens avec du questionnement. »
« J’ai empiré mon personnage principal. Je m’amuse à dire que c’est moi en pire parce que ça crée du burlesque et de la fiction. »
« Aujourd’hui, à cause de la télé, de la non indépendance des médias, de tout ce qui est devenu le système occidental ultralibéral, on est dans une parodie de démocratie. »


Sur l’individu versus le collectif
« Les choses ne s’opposent pas : il n’y a pas le collectif d’un côté et le singulier de l’autre. L’intime et le politique, le collectif et le personnel. Tout ça est un mouvement de l’un à l’autre. »
« Si on n’est que dans le théorique et qu’on oublie la fraternité, l’humanité et l’amour, on est toujours dans des contradictions, on va dans le mur. »
« Le film raconte plutôt des allers/retours entre les deux, l’individu et le collectif. »


Sur la contradiction de l’engagement, la famille, l’amour et la révolution
« Angèle [le rôle principale dans le film] est une héritière, elle a hérité des luttes des années 60/70. Elle a ce fantasme-là. »
« J’ai hérité de l’engagement féministe qui a très tôt fait le lien entre l’intime et le politique. »
« J’ai hérité d’une façon de s’engager où tout ce qui était fraternité, amour, famille était en-deçà de se battre pour la cause. »


Sur la gauche
« Le mouvement du film, c’est juste de se rendre compte que l’époque d’aujourd’hui, c’est des gens qui bossent en entreprise ou ailleurs et qui sont en train de s’autodétruire. »
« Le système fabrique de l’autodestruction. »
« Je ne suis pas désespérée parce que j’essaie de faire des choses mais ce qui est dur, c’est de buter sur des querelles intestines. »


Sur le film
« La frange la plus partisane considèrent que mon film est trop tiède. Mais ça n’est pas la question. Je ne peux pas faire un film idéologique. »
« Ce film s’adresse à tout le monde. C’est politique de faire un film populaire. »
« Mon rêve, c’est qu’[un électeur de droite] se dise à la fin du film que Stéphane (le beau-frère entrepreneur, NDLR), c’est peut-être lui. »
« A part 2% de la population qui défend ses putains d’intérêts de classe de manière extrêmement organisée en appliquant des normes qui font vivre leur idéologie libérale, il faut s’adresser à tout le monde puisque tout le monde est perdant. »
« Le but du film est d’être politique dans la mesure où tout le monde doit pouvoir s’identifier et trouver une porte d’entrée. »
« Ce qui lui reste de la révolution, c’est qu’il ne peut pas vendre des connexions à une mamie qui n’a pas d’ordinateur, rentrer chez lui et être tout content. »
« Est-ce qu’il n’y a pas un lien entre les normes de management et l’état dans lequel les gens sont. »
« Notre système fabrique de la servitude volontaire où les bourreaux sont les victimes et vice-versa. »
« Il faut rappeler qu’il y a une classe commune.

 

Lien vers Regards.fr

http://www.regards.fr/la-midinale/article/judith-davis-notre-systeme-fabrique-de-la-servitude-volontaire-ou-les-bourreaux

 

Lien Bande-Annonce du film

https://www.youtube.com/watch?v=n-ZCC3KPzwQ